Concours: la meilleure question sur l’élevage de vaches allaitantes

Nous vous souhaitons la bienvenue sur la page du concours « La meilleure question sur l’élevage de vaches allaitantes » !

Le concours est terminé.

Déroulement du concours de questions sur les bovins

Les personnes qui le souhaitent peuvent soumettre des questions, soit en personne au stand de Vache mère Suisse lors d’une manifestation beef.ch soit en ligne sur le site www.beef.ch. Tout le monde peut voter en ligne pour la question qu’il trouve la plus marquante, la plus amusante ou tout simplement la plus intéressante. Choisissez la question qui vous plaît le plus. Nous annoncerons la « meilleure » de toutes les questions le dimanche 25 septembre, à 14 heures également. En outre, avant chaque week-end de manifestations beef.ch, trois participants seront tirés au sort et gagneront un article de merchandising.

Questions pour commencer

Les vaches n’ont-elles jamais froid dehors ?

C’est rarement le cas. En effet, les vaches et leurs veaux se plaisent souvent à des températures où nous grelotterions de froid.

Les températures idéales pour les vaches et les taureaux adultes se situent entre 0 et 15 degrés et pour les jeunes veaux, entre 5 et 20 degrés. Les bovins peuvent aussi supporter des températures négatives. Dans d’autres pays, tels le Canada, ils restent dès lors souvent dehors toute l’année et endurent ainsi parfois des températures très basses, comme moins 40 degrés. En Suisse, les vaches allaitantes passent généralement l’hiver dans des étables ouvertes, où elles disposent d’une aire de couchage sèche, à l’abri du vent et paillée.

Une des raisons expliquant que la température ambiante idéale pour les bovins est inférieure à celle convenant aux hommes tient à leur système digestif de ruminants. De fait, les processus microbiens qui se déroulent dans la panse (et dans le côlon) ne font pas que décomposer le fourrage, ils génèrent aussi de la chaleur. Les bovins disposent ainsi pratiquement d’un « chauffage » supplémentaire. Réponse: Daniel Flückiger, Vache mère Suisse

A quoi faut-il faire attention lorsque l’on congèle et décongèle de la viande de bœuf ?

La viande doit être congelée le plus rapidement possible, mais décongeler lentement au réfrigérateur.

Afin de ne pas endommager les membranes cellulaires et ainsi d’éviter que la viande ne perde beaucoup de jus lors de la décongélation, la viande doit être placée aussi vite que possible au congélateur. Si vous congelez d’importantes quantités en une fois, il faut étaler les emballages une seule couche si possible et congeler la viande en portions.

Plus la viande est grasse et coupée finement, moins sa durée de conservation sera élevée. Même à des températures très basses, la graisse finit en effet par rancir.

Bien décongeler est aussi important que bien congeler. Lorsque la viande décongèle rapidement, elle perd davantage de jus. En principe, il convient de faire décongeler la viande surgelée au réfrigérateur (couverte et sortie de son emballage).

Les morceaux qui ont subi une maturation spéciale (morceaux nobles rassis sur l’os, par exemple) et la viande fumée ne doivent pas être surgelés.


Source: fiche d’information „Fleischqualität frisch ab Hof“ de l’Institut agricole de l’État de Fribourg rédigée par Eva Flückiger, Evelyne Gabriel, Paula Furrer

Comment une vache reconnaît-elle son veau ?

Peu après la naissance, la vache comment à lécher son veau afin de le sécher, d’activer sa circulation et de s’imprégner du goût de celui-ci. Elle connaît alors l’odeur de son petit et pourra le distinguer à l’odorat parmi de nombreux autres veaux.

Toutefois, la vache reconnaît aussi son petit grâce à son apparence et à son cri. En effet, lorsqu’ils sont séparés de plus de 50 m ou que les conditions de visibilité sont mauvaises, les vaches et les veaux se trouvent en meuglant.


Réponse: Monica Bürgisser, Vache mère Suisse

Les vaches peuvent-elles attraper des coups de soleil ?

Oui, les vaches peuvent attraper des coups de soleil. Néanmoins...

Les coups de soleil des vaches sont rarement causés par une exposition solaire. En général, lorsqu’une vache ou un veau présente un coup de soleil, il est dû à une autre affection, parfois déjàguérie.

Par exemple, lorsqu’un veau souffre de diarrhée pendant une longue période, cela peut provoquer une perte de poils dans la zone de l’anus et des pattes arrière (les poils repoussent dès que le veau est rétabli). Le veau peut attraper un coup de soleil sur ces endroits sans poils.

La photodermatose est un autre type de coup de soleil. Il s’agit d’une hypersensibilité de la peau face à la lumière qui peut déjà provoquer des symptômes chez les animaux atteints immédiatement après une courte exposition solaire. Elle touche des parties du corps dépourvues de poils comme le mufle, les trayons et les yeux.

L’infestation par des douves du foie peut perturber la fonction hépatique et causer une hypersensibilité aux rayons du soleil.

Pour les traiter, il faut installer les vaches touchées et leurs veaux dans une étable et leur appliquer une pommade anti-inflammatoire.


Réponse: Monica Bürgisser, Vache mère Suisse

Pourquoi les vaches mangent-elles leur placenta ?

Les vaches mangent leur placenta pour protéger le veau nouveau-né.

En effet, l’odeur du placenta peut attirer des prédateurs. Les veaux nouveau-nés, encore faibles, sont des proies faciles. Ces dernières années, les vaches ont eu moins tendance à manger leur placenta juste après la naissance.

De fait, les veaux venaient généralement au monde dans une étable ou n’avaient pas de prédateurs. La réintroduction et le retour des lynx, des loups et des ours devraient néanmoins restimuler ce comportement.

Il se peut également que les vaches mangent leur placenta en raison de la teneur élevée de celui-ci en sels minéraux, en vitamines et en protéines. Toutefois, les spécialistes ne s’accordent pas sur la question.


Réponse: Monica Bürgisser, Vache mère Suisse

Les vaches allaitantes mangent-elles aussi des mauvaises herbes comme le rumex, l’ortie et le chardon ?

Réponse en cours

Questions des visiteurs

1. Quel avantage présente l’élevage de vaches allaitantes ? (Andrea, Meilen)

Dans les élevages de vaches allaitantes, les vaches et les veaux ne sont pas séparés, ce qui leur permet d’exprimer leur comportement naturel.

La vache s’occupe de son veau, l’allaite et le protège. Le veau boit le lait au pis et imite beaucoup sa mère, quand il n’est pas avec les autres veaux. Il gagne en indépendance à mesure qu’il grandit. Il boit moins de lait et consomme donc plus de foin, d’herbe ou d’ensilage d’herbe, selon ce que l’agriculteur lui donne à manger.

Qui plus est, lorsque l’on tend la main à des veaux issus de l’élevage de vaches allaitantes, ils la tètent rarement, contrairement aux veaux issus de l’élevage laitier, car ils ont pu satisfaire leur besoin de téter le pis de leur mère.


Question soumise par : Andrea, de Meilen

Réponse : rédaction / Daniel Flückiger

2. Combien de fermes pratiquent l’élevage de vaches allaitantes ? (Simon, Teufenthal, et Adeline, Yverdon-les-Bains)

Au total, la Suisse devrait compter environ 6 000 exploitations devaches allaitantes.

Au 21 juin 2016, Vache mère Suisse comprend 5 279 membres élevant des vaches allaitantes. Il convient d’ajouter à ce chiffre un nombre incertain d’exploitations non affiliées. Étant donné que l’élevage de vaches allaitantes n’a été introduit en Suisse que dans les années 70,
6 000 exploitations représente un chiffrere marquable.


Question soumise par : Simon, deTeufenthal, et Adeline, d'Yverdon-les-Bains

Réponse : rédaction / Daniel Flückiger

3. Combien de vaches allaitantes sont élevées en Suisse ? (Anna, Schüpfen)

Nous ne connaissons pas l’effectif exact de vaches allaitantes en Suisse. En effet, la banque de données sur le trafic des animaux opère uniquement une distinction entre les vaches laitières et les « autres vaches », cette catégorie pouvant regrouper non seulement les vaches allaitantes, mais aussi les vaches à l’engrais et les vaches taries déplacées. En avril 2016, leur nombre s’élevait à 121 802 têtes, dont environ 88 525 animaux enregistrés auprès de Vache mère Suisse (étaten avril 2016).

La Suisse devrait donc compter entre 88 000 et 120 000 vaches allaitantes.


Question soumise par
: Anna, Schüpfen
Réponse: Svenja Strasser |
responsable herd-book des races à viande, Vache mère Suisse

4. Que signifie l’appellation « Black Angus » et en quoi diffère-t-elle du label « Angus » ? (Irène, Hünenberg)

Le bœuf angus trouve ses origines dans les provinces écossaises d’Arberdeen et d’Angus au début du XIXe siècle. Il existe des angus noirs et des angus rouges, lesquels sont issus de la même race sur le plan génétique. Les black angus et les red angus se distinguent donc uniquement par la couleur de leur robe, la couleur noire étant un caractère dominant. C’est pourquoi les animaux noirs, les black angus, sont bien plus répandus. À l’exception de la couleur de leur robe, il n’existe aucune différence entre ces bœufs.


Question soumise par: Irène, Hünenberg
Réponse: Urban Dörig | Président SwissAngus

5. Qu’est-ce qu’une vache de réforme ? (Pius, Schenkon)

Dans le jargon, le terme « vache de réforme » renvoie à une vache destinée à l’abattoir. En allemand, le terme « abgehende Kuh » possède un double sens qu’il est impossible de retranscrire en français.

Question soumise par: Pius, Schenkon
Réponse:
Monica Bürgisser, Thomas Baumann | Vache mère Suisse

6. Pourquoi faut-il traire les vaches si tôt ? (Zoé, Bühl)

Les vaches doivent être traites toutes les douze heures environ. C’est pourquoi la plupart des vaches laitières sont traites le matin tôt et le soir. Le pis sécrète du lait pendant toute la journée. Plus la production laitière d’un animal est élevée, plus la quantité de lait fabriquée par son pis est importante. Plus une vache produit du lait, plus son pis se remplit. Si les traites sont trop espacées, le pis gonfle tellement que la vache en souffre. Des écoulements de laits incontrôlés au niveau du pis peuvent dénoter que les intervalles de temps entre les traites sont trop longs.

À l’heure actuelle, les agriculteurs modernes installent de plus en plus des robots de traites dans leurs étables, ce qui permet aux vaches de décider elles-mêmes du moment de la traite.

Toutefois, ce problème ne se pose pas pour les vaches allaitantes. En effet, comme les veaux ont accès à leur mère et au pis de celle-ci toute la journée, l’éleveur n’est pas confronté aux complications liées aux tétées trop espacées.Question soumise par: Zoé, Bühl
Réponse:
Monica Bürgisser, Thomas Baumann | Vache mère Suisse

7. Pourquoi les vaches boivent-elles de l’urine ? (Shina, Nidau)

Il existe de nombreuses hypothèses de réponseà cette question, mais aucune ne présente de fondement scientifique.

Une explication possible tient à ce que lesanimaux adoptent ce comportement pour essayer de compenser une carence en sel,en potassium ou en fer.

Toutefois, il pourrait aussi s’agir d’unefaçon de communiquer plus poussée. En effet, les vaches rejettent des hormonesdans leur urine, et leurs congénères en perçoivent l’odeur. Une absorptionsupplémentaire d’urine permettrait d’approfondir ce traitement d’information,le sens du goût entrant alors en jeu.

Des internautes se sont demandé sur des forumsde discussions si les vaches copiaient ou imitaient ce comportement. La vacheRosalie buvant de l’urine, sa congénère Marguerite l’observe et se met aussi àen consommer.

En Inde, l’urine de vache est vantée pour ses vertusthérapeutiques. Ce produit est présumé soigner différentes maladies, allant denombreuses affections mineures aux troubles hépatiques jusqu’au cancer. Il sepourrait que les vaches connaissent ces propriétés depuis longtemps déjà...Toutefois, les scientifiques contestent ces effets curatifs.


Question soumise par: Shina, Nidau
Réponse:
Monica Bürgisser, Thomas Baumann | Vache mère Suisse

8. Pourquoi le lait de vache allaitante convient-il mieux au veau qu’un autre lait ? (Caterina, Allschwil)

Le colostrum, à savoir le premier lait sécrété directement par la mère, qu’il s’agisse d’une vache allaitante ou d’une vache laitière, est déterminant pour la survie du veau. Il contient de nombreux anticorps et protéines, qui sont des substances essentielles pour les défenses immunitaires du veau. Sans ce premier lait, les veaux sont sans défense face aux agents pathogènes. Après avoir bu le colostrum, le veau peut aussi être élevé au lait d’une autre vache.
Dans l’élevage allaitant, les veaux ont toujours accès au lait de leur mère directement au pis. Le lait n’a aucun risque d’être contaminé à la suite de manipulations humaines inappropriées. Lorsque les veaux boivent du lait « contaminé », ils risquent de contracter la diarrhée. À chaque fois qu’une vache est exposée à des agents pathogènes, son organisme produit des anticorps. Ceux-ci passent notamment dans le lait, ce qui immunise naturellement le veau contre les agents pathogènes en question.
En outre, l’allaitement au pis permet au veau de satisfaire tous ses instincts alimentaires naturels.

Question soumise par: Caterina, Allschwil
Réponse:
Monica Bürgisser, Thomas Baumann | Vache mère Suisse

9. Pourquoi la vache ne mange-t-elle presque rien de ce que nous mangeons ? (Jan, Bühl)

Les vaches se nourrissent exclusivement de végétaux. Grâce à leurs estomacs composés de plusieurs cavités, elles sont capables de décomposer la cellulose, riche en fibre et impossible à digérer pour l’homme, avec l’aide d’une importante flore ruminale (bactéries, unicellulaires, micro-organismes). Cette flore ruminale peut uniquement décomposer les éléments nutritifs végétaux. C’est pourquoi les vaches sont incapables de digérer le contenu de nos assiettes.

Question soumise par: Jan, Bühl
Réponse:
Monica Bürgisser, Thomas Baumann | Vache mère Suisse

10. Pourquoi ne consomme-t-on pas le lard de bœuf, comme c’est le cas pour le porc ? (Alois, Egolzwil)

Parce que la peau des bœufs contient du tissu conjonctif que la poitrine sans peau est notamment utilisée pour faire du bouilli. La peau du porc est une couenne couverte de poils. Cette peau n’est pas enlevée lors de l’abattage, mais seulement débarrassée de ses poils. De la sorte, la couenne et la graisse située en dessous restent sur la poitrine, et c’est à partir de celle-ci que l’on élabore le lard, avec ou sans couenne.

Question soumise par: Alois, Egolzwil
Réponse: Philipp End I Bell AG

11. Pourquoi le pot-au-feu autrichien, ou Tafelspitz, connaît-il aussi un tel engouement en Suisse ? (Alois, Egolzwil)

En Suisse, le Tafelspitz est connu sous le nom de bouilli ; il s’agit d’une pièce de viande très prisée par les particuliers comme par les cuisines des restaurants. En boucherie, on parle d’aiguillette de rumsteck. Le bouilli peut être demandé avec plus ou moins de gras, selon le goût. Le terme « Tafelspitz » gagne également en popularité en Suisse.

Question soumise par: Alois, Egolzwil
Réponse: Philipp End I Bell AG

12. Combien de fois une vache allaitante peut-elle vêler ? (Andrea, Rotkreuz)

En principe, il n’y a aucune limite. Tant qu’une vache est en bonne santé, elle peut avoir des veaux. Il va de soi que les conditions d’élevage jouent également un rôle. Chaque année, Vache mère Suisse décerne la distinction Herdbook-Award (les listes à cet égard sont disponibles sur notre site Internet) aux vaches et aux taureaux les plus performants. Ce prix récompense les vaches et taureaux présentant une productivité, une fécondité et une longévité particulières.

Voici un exemple de vache allaitante « féconde » : la vache angus CARAPUCE aura 16 ans cette année. Née le 12 octobre 2000, elle a donné naissance à son premier veau le 14 novembre 2002 et à son dernier le 16 décembre 2015. Jusqu’à aujourd’hui, elle a déjà mis 15 veaux en bonne santé, et toutes ses descendantes femelles sont encore en vie (à l’exception du premier veau). Selon notre banque de données, CARAPUCE côtoie assidûment un taureau et, si tout se passe bien, elle devrait à nouveau vêler en 2016 :-)

Question soumise par: Andrea, Rotkreuz
Réponse: Svenja Strasser |
responsable herd-book des races à viande, Vache mère Suisse

13. À partir de quand une génisse devient-elle une vache ? (Roland, Maur)

Une génisse devient une vache après avoir donné naissance à son premier veau.
Selon la région, la génisse peut aussi s’appeler une vachette, une taure...

Question soumise par: Roland, Maur
Réponse: Svenja Strasser | responsable herd-book des races à viande, Vache mère Suisse

14. Quand le veau est-il retiré de sa mère ? Pourquoi ?

Un veau de vache allaitante fraîchement né se nourrit presque exclusivement du lait qu’il tète à la mamelle. Il commence toutefois très vite à manger de l’herbe et du foin. Tandis que le veau consomme toujours plus de fourrage grossier, la production laitière de la vache diminue progressivement. Après environ dix mois, le veau pèse 300 à 500 kg et est largement autonome. C’est généralement à cet âge que le veau est séparé de sa mère, soit pour être élevé afin de devenir une vache allaitante ou un taureau d’élevage, soit pour être abattu.

La vache est ensuite tarie durant quelques mois, ce qui signifie qu’elle ne produit plus de lait et peut ainsi se reposer. En règle générale, une vache vêle à peu près une année après la naissance de son précédent veau.

Les vaches allaitantes ne sont pas traites. Si on souhaite produire du lait, il faut séparer dès le début, complètement ou partiellement, les veaux des vaches. Les vaches dont le veau est retiré et qui sont traites sont appelées « vaches laitières ».

Question soumise par : Sabrina, Wattwil

Réponse : Daniel Flückiger, Vache mère Suisse | Responsable de la communication

15. Avez-vous déjà vu des vaches avec des incisives supérieures comme sur le logo de beef.ch?

C’est une bonne question. Nous utilisons effectivement un logo contenant un museau de cheval pour promouvoir cette fête populaire dédiée aux bovins.

En 2001, le projet de logo du graphiste Philipp Aebischer a été intensément discuté au sein du CO de la beef.ch. Il s’est avéréque les membres du CO ne provenant pas du milieu agricole n’étaient pas gênés par le fait que le « museau de vache » dessiné comptait trop de dents. Ils ont trouvé le logo sympathique, effronté et amusant. Et comme la beef.ch se veut avant tout une manifestation destinée aux consommateurs, l’ensemble du CO s’est finalement laissé convaincre par le logo au « dessin erroné », bien que les vaches n’ont évidemment pas d’incisives supérieures.

Question soumise par : Vincent, Corbeyrier

Réponse : Daniel Flückiger, Vache mèreSuisse | Responsable de la communication

16. Est-ce que ce viande existe aussi en bio ?

Bien sûr. On peut acheter de la viande bio issue d’élevages allaitants sous la marque Natura-Beef-Bio chez Coop ou en vente directe.

L’élevage allaitant, proche de la nature, et l’agriculture biologique s’accordent bien. Le pourcentage d’exploitations bio est deux fois plus élevé chez les membres de Vache mère Suisse qu’au sein de l’agriculture suisse. Environ un éleveur allaitant sur quatre est bio.

Le Natura-Beef qui répond aussi aux exigences du Bourgeon Bio est doté de la marque Natura-Beef-Bio. Les agriculteurs perçoivent un supplément de prix.

Question soumise par : Robert, Altstätten

Réponse : Daniel Flückiger, Vache mère Suisse | Responsable de la communication

17. Pourquoi les bovins adoptent-ils un comportement bisexuel ? (Marc, Ettenhausen)

Le comportement des vaches consistant àchevaucher d’autres congénères (désigné comme « bisexuel » dans laquestion) fait partie de l’expression des chaleurs. Lorsqu’elle est en chaleur,la vache tente de sauter sur d’autres vaches. En période avancée de chaleurs,les autres vaches lui sautent aussi dessus. Lorsqu’une vache accepte lechevauchement, cela indique qu’elle est bien en chaleur. On appelle cela leréflexe d’immobilisation.

Question soumise par : Marc, Ettenhausen

Réponse : Svenja Strasser et MeikeWollenberg | Vache mère Suisse

18. Combien de litres de lait peuvent-elles donner ? (Sonia, Dompierre)

On peut mesurer assez précisément la performance laitière d’une vachelaitière alors que, pour une vache allaitante, on procède plutôt à uneestimation sur la base de la croissance du veau. On considère que la performance laitière varie entre 1500et 5000 litres par année. Si on part duprincipe qu’un veau tète sa mère pendant 10 mois, on arrive à une moyennejournalière de 5 à 15 litres. Les vachesdont la mère est une vache laitière et le père un taureau de race à viandedonnent généralement plus de lait que les animaux de pure race.

Questionsoumise par : Sonia, Dompierre

Réponse : MonicaBürgisser | Vache mère Suisse

19. Quelle est la race numéro 1 au monde (quantitativement) ? (Cédric, Estavayer-le-Lac)

Aucune donnée n'inventorie précisément le nombre de vaches mères des différentes races dans le monde. Certaines sources donnent les races Hereford, Simmental ou Angus comme les plus fréquentes. Dans les pays chauds, où est élevé un grand nombre de bovins, les zébus (par exemple la race Brahman) sont aussi très répandus.

Questionsoumise par : Cédric, Estavayer-le-Lac

Réponse: Daniel Flückiger | Vache mère Suisse

20. Ne pourrait-on pas dire davantage aux consommateurs que plus des trois quarts de la surface agricole en Suisse ne peuvent être valorisés que par des bovins ? (Michel, Marchissy)

Cette question est justifiée. Sur 1,5 million d’hectares de surfaces agricoles et d’alpages en Suisse, 1,2 (80 %) ne peut être exploité que sous forme d’herbages pour des raisons topographiques et climatiques. Sans des animaux de rente comme les vaches, les moutons ou les chèvres, aucun aliment ne pourrait être produit sur ces terrains. Le fait de consommer de la viande suisse issue d’herbages représente donc une démarche judicieuse. Nous lésons moins l’environnement et les démunis d’autres pays ainsi qu’en consommant p.ex. des avocats ou des produits à base d’huile depalme ou de soja importés.

Question soumise par : Michel, Marchissy

Réponse : Daniel Flückiger | Responsablede la communication, Vache mère Suisse

21. Est-il judicieux de faire venir de la luzerne d’Espagne pour compenser le maïs que l’on produit en Suisse afin de respecter les normes PLVH ? Quelle image veut-on donner à nos labels ? (Francis, Nods)

Vache mère Suisse mise sur une détention enstabulation libre, proche de la nature et respectueuse des animaux, avec unepâture quotidienne en été et des sorties à l’air libre en hiver. Cela inclutune part importante d’herbe dans l’alimentation puisque c’est ce que consommentles animaux sur le pâturage.

Durant des décennies, il allait de soi que lesvaches allaitantes et leurs veaux recevaient presque exclusivement du fourrageprovenant de prairies et de pâturages. Ces dernières années, certaines prescriptionsconcernant l’alimentation se sont toutefois révélées nécessaires. Pour lesprogrammes de marques de Vache mère Suisse, l’affouragement de soja est doncinterdit et la participation au programme de production de lait et de viandebasée sur les herbages (PLVH) de la Confédération est obligatoire.

En ce qui concerne la luzerne d’Espagne : ilne serait évidemment pas judicieux de remplacer le maïs produit sur l’exploitationpar de la luzerne importée à cause des prescriptions de la PLVH. Il ne fauttoutefois pas partir du principe que cette pratique est généralisée. Des étudeseffectuées sur des exploitations laitières montrent que les exploitations avecune part importante d’herbe achètent en moyenne moins de fourrages extérieurs àl’exploitation que les autres. De nombreux éléments laissent à penser que lasituation est identique dans les élevages allaitants.

Question soumise par : Francis, Nods

Réponse : Daniel Flückiger | Responsablede la communication, Vache mère Suisse

22. Pourquoi les vaches ont-elles une queue ? (Christophe, Montet)

En fonction de l’espèce animale, la queue peut avoir des fonctions trèsdiverses : alors que les singes l’utilisent comme une cinquième main pourgrimper aux arbres, les hippopotames s’en servent pour répartir leursexcréments et ainsi marquer leur territoire. Les chevaux et les vaches utilisent leur queue pour chasserles insectes.

La queue est aussi un moyen de communication : une vache énervée oustressée balance sa queue d’un côté à l’autre. Un veau ou une vache batifolant dans les prés lancejoyeusement sa queue en l’air. Et un veau quitète sa mère remue sa queue avec satisfaction.

Questionsoumise par : Christophe, Montet

Réponse :Monica Bürgisser | Vache mère Suisse

23. Les jeunes éleveurs ont-ils le choix et les moyens de faire de l’élevage de vaches allaitantes ? (Yvan, Lausanne)

La plupart des participants au concours desjeunes éleveurs ont grandi dans une famille pratiquant l’élevage allaitant. Ilsont souvent la perspective de reprendre plus tard l’exploitation familiale.Quelques-uns des participants à Seigneux ont même déjà franchi cette étape etdirigent eux-mêmes une exploitation de vaches allaitantes.

En outre, le concours est également ouvert auxenfants ou aux jeunes ne provenant pas d’une famille paysanne, à condition,bien sûr, que quelqu’un leur laisse un animal à disposition avec lequel ilspuissent s’exercer et concourir.

Question soumise par : Yvan, Lausanne

Réponse : Daniel Flückiger | Responsablede la communication, Vache mère Suisse

24. Pourquoi le box de vêlage est-il obligatoire ? (Martial, La Sagne)

Dans les études comportementales au pâturage,on constate que le comportement de la vache change avant le vêlage. Elledevient plus farouche et s’isole du troupeau.

Avec un box de vêlage séparé dans l’étable, onprend en compte ce besoin d’isolement. La vache y trouve de la tranquillité etsuffisamment de place pour la mise bas. Par ailleurs, l’agriculteur ou levétérinaire peuvent accéder plus facilement à l’animal en cas de problème.Après la naissance, la vache peut lécher son veau pour le sécher sans êtredérangée tandis que le nouveau-né peut faire ses premières tentatives de marcheet boire le lait de sa mère. Le lien entre la vache allaitante et son veau estainsi renforcé avant que ces derniers ne retournent dans le troupeau.

Question soumise par : Martial, LaSagne

Réponse : Meike Wollenberg | Responsablede beef control

25. Quelle est la vache la plus altière à l’alpage ? (Joseph, Bex)

Parmiles vaches d'un troupeau il y a toujours une meneuse. Quand des vachesprovenant de différentes exploitations parviennent sur un alpage, elles doiventétablir une nouvelles hiérarchie. Un moyen d'établir cette hiérarchie, c'est lecombat. Mais seuls de rares différends sont réglés par des combats, bien plusse règle au niveau de la posture des vaches. La vache meneuse est une vacheforte, grande, expérimentée et en général plus âgée.

Questionsoumise par : Joseph, Bex

Réponse: Monica Bürgisser | Vache mère Suisse

26. L’élevage de vaches allaitantes engendre-t-il plus le respect naturel des profondes convictions des bovins que celui du lait ou de l’engraissement ? (Lionel, Vulliens)

Dansl’élevage allaitant, les vaches et les veaux peuvent exprimer plus fortementleur comportement naturel qu’avec les autres formes de détention, ce quicontribue à leur bien-être. L’élevage allaitant exige toutefois de plus grandesfacultés d’observation, indispensables à l’éleveur pour bien connaître sesbêtes. C’est assurément une condition propice à une relation respectueuse etsaine vis-à-vis des bovins.

L’ampleuret la mesure de ce respect dépendent cependant aussi de l’éleveur. Noussouhaiterions également relever que toutes les formes de détention de bovinsexigent beaucoup de considération envers les animaux.

Questionsoumise par : Lionel, Vulliens

Réponse :Daniel Flückiger | Responsable de la communication, Vache mère Suisse

27. En quelle année y a-t-il eu les premières vaches allaitantes ? (Romain, Gingins)

En 1968, l’EPF a importé des génisses Charolaises de France, ce qui amarqué les grands débuts publics de l’élevage de bovins à viande en Suisse. À la même époque, quelques pionniers, dont Anne et HansBurger, ont mis sur pied des exploitations de vaches allaitantes en achetantdes veaux croisés provenant d’exploitations laitières. On a alors développé des projets, soutenus par la Confédération,pour le prélèvement des données de production et d’exploitation dans lesrégions de Fribourg (Burger) et de Lucerne (Walter Unternährer, dont l’objectifétait l’élevage de vaches nourrices). En 1974,alors que j’étais responsable de la production animale auprès de l’actuelleAgridea (service central de vulgarisation à l’époque), j’ai organisé le premiercours pour vulgarisateurs et enseignants agricoles sur le thème de l’élevageallaitant et de l’engraissement à l’herbe.

L’élevage allaitant a connu un fort essor grâce aux deux projetssusmentionnés et aux contributions de conversion versées pour passer de l’élevagelaitier à l’élevage allaitant. Celles-ci étaient imputées au décompte du laitpour réduire les montagnes de beurre et les lacs de lait. À noter que c’étaitavant l’introduction des contingents.

En 1977, quelque 35 détenteurs de vaches allaitantes ont fondél’ASVNM de concert avec d’autres acteurs intéressés.

Questionsoumise par : Romain, Gingins

Réponse :Ivo Wegmann | Président du CO général de beef.ch, membre fondateur et premiergérant de Vache mère Suisse

28. La détention de vaches allaitantes est-elle aussi possible sur un alpage ? (Judith, Lucerne)

L’élevage allaitant en Suisse se rencontreprincipalement en région de collines et de montagnes. Il semble donc logique d’estiverdes vaches allaitantes sur un alpage.

Les conditions entre l’alpage et l’exploitationde base peuvent toutefois fortement différer. Il faut veiller à éviter lesconflits avec les randonneurs, à s’assurer que les vêlages se déroulent dans unenvironnement adapté et à ce que les vaches disposent de suffisamment de bonfourrage pour pouvoir donner du lait au veau. Des informations concernant l’estivagede vaches allaitantes sont disponibles auprès de Vache mère Suisse.

Question soumise par : Judith, Lucerne

Réponse : Daniel Flückiger | Responsablede la communication, Vache mère Suisse

29. Combien une vache coûte-t-elle ? (Alen, Lucerne)

Les prix varient fortement. EnSuisse, une bonne vache laitière (entre 500 et 650 kg env.) coûte de 3300à 3500 francs. En fonction de la race, unbovin à viande (entre 500 et 800 kg) coûte de 3600 à 4500 francs.

Questionsoumise par : Alen, Lucerne

Réponse :Hans Ziswiler | Vianco SA

30. Qui a inventé « le Bœuf de B à Z » ? (Felix, Küssnacht)